Piloter un projet digital : les clés de succès d’une cheffe de projet
Publié le : 19 Juin 2025 - Mis à jour le : 19 Juin 2025 - Lu 1073 fois - Temps de lecture : 3 minutes - audio
On ne dirige pas un projet digital comme on remplit un tableau Excel. Gestion des priorités, écoute, cadrage, arbitrage : en tant que cheffe de projet chez Agerix, je vous dévoile les vraies clés du pilotage efficace quand la complexité s’invite dans le quotidien.
Pourquoi déléguer la gestion de projet peut changer la donne
Chez Agerix, bureau d'études spécialisé en développement d'applications métier, il m’arrive de piloter des projets pour lesquels nous ne produisons pas une ligne de code. C’est le cas lorsque des agences partenaires font appel à nous uniquement pour notre capacité à cadrer, organiser, suivre, livrer. Déléguer la gestion de projet, ce n’est pas renoncer à la maîtrise. C’est s’assurer que quelqu’un garde le cap, en toutes circonstances, pour garantir au client final un niveau d’exigence élevé.
Ce rôle de cheffe de projet externalisée, je l’endosse pleinement. Mon quotidien : faire avancer les équipes, clarifier les décisions, anticiper les blocages, arbitrer les priorités. Ce que le client ou l’agence partenaire perçoit, c’est un déroulé fluide, des livrables dans les temps, une communication maîtrisée. Ce que je gère en coulisses, c’est un écosystème de contraintes, de dépendances, de personnalités — et de surprises.
Car un bon projet n’est pas un projet sans problème : c’est un projet où les problèmes sont repérés, partagés et résolus. C’est là que la circulation de l’information, la prise de recul face aux imprévus, la définition des processus, ou encore la rationalisation des réunions deviennent des réflexes opérationnels.
Ce service premium, nos partenaires en perçoivent la valeur dès le kick-off. En un seul rendez-vous, je donne le cap, je partage les rôles et je pose les jalons qui vont structurer la suite. Et si besoin, je l’explique clairement au client final. Cette posture de médiatrice fait aussi partie du métier — elle est d’autant plus utile quand plusieurs parties prenantes gravitent autour du projet.
Dans les coulisses d’un projet Agerix : du cadrage à la livraison
Chaque projet est une mécanique différente. Mais ma méthode reste la même : poser les fondations avant de construire. La première étape, c’est toujours l’alignement. Que je travaille pour une agence, une direction métier ou un client final, je commence par cadrer les attentes. C’est là que notre découpage et planification prennent tout leur sens. Le projet n’est jamais une ligne droite, alors autant baliser les virages dès le départ.
Une fois le périmètre clarifié, j’active les outils. Pas ceux qui font du bruit. Ceux qui permettent à chacun de savoir où il en est. Un outil de collaboration efficace ne se juge pas à ses fonctionnalités, mais à sa capacité à maintenir l’équipe au même niveau d’information. Trello, Notion, fichiers partagés ou espace client : peu importe le support, tant que le cadre est posé.
À partir de là, chaque sprint ou jalon devient l’occasion de valider, d’ajuster, de prioriser. J’avance en gardant le cap sur les livrables. Je reste très vigilante sur le focus sur les objectifs, car dans tout projet digital, les distractions sont nombreuses. Or, ce qui compte, ce sont les résultats attendus — pas les efforts consentis.
On parle souvent de vélocité en gestion agile. Moi je parle d’énergie utile. Un projet efficace n’est pas un projet qui travaille tout le temps, c’est un projet qui avance là où ça compte. Et pour ça, il faut savoir dire non, ou “pas maintenant”. Mon expérience m’aide à trier entre ce qui est une urgence client, une urgence métier, ou juste un emballement passager.
Tout au long du projet, je garde l’utilisateur au centre. C’est lui qui utilisera l’application. C’est pour lui qu’on teste, qu’on ajuste, qu’on simplifie. Une interface trop technique, un tunnel de commande trop long, un back-office confus : ces détails tuent l’adoption. Et quand on développe des applications métiers, ce n’est pas négociable.
Enfin, je veille à ce que chacun reste à sa place. Ce n’est pas une question d’autorité, c’est une question de rôles clairs. Un développeur qui se demande ce qu’il doit faire n’avance pas. Un client qui hésite sur qui valide perd du temps. C’est là que la matrice RACI, notre boussole maison, permet de poser les responsabilités sans frictiona.
Ce qui fait la différence : retours d’expérience et bonnes pratiques
Avec les années, j’ai appris que ce ne sont pas les grands principes qui font qu’un projet réussit, mais leur mise en œuvre concrète. Les valeurs portées par un bon chef de projet — la rigueur, l’écoute, la clarté, la réactivité — ne valent que si elles s’incarnent, chaque semaine, dans chaque interaction.
Par exemple, je n’ai pas peur de poser des limites. C’est indispensable pour tenir le cadre. Je sais aussi adapter ma posture : parfois dans l’opérationnel, parfois dans la médiation, parfois dans la pédagogie. Cette capacité à changer de registre est clé, surtout quand il faut jongler entre des développeurs, une direction marketing et un client final.
Ce que mes interlocuteurs apprécient, c’est ma capacité à préparer les décisions. On ne perd pas de temps en réunion à tourner autour d’un sujet : on avance parce que j’ai fait le tri en amont. Cette manière de prévoir les imprévus — oui, c’est paradoxal —, je l’ai renforcée grâce à des outils comme le framework Cynefin, qui aide à distinguer les contextes simples, compliqués, complexes ou chaotiques.
Un autre point fort, c’est la clarté de notre documentation. On n’écrit pas des specs pour faire joli. On les écrit pour éviter les malentendus. C’est aussi pour ça qu’on investit du temps dans l’étude de faisabilité en amont : mieux vaut poser les bonnes questions dès le départ que de tout revoir plus tard.
Enfin, je suis attentive à l’humain. Certains clients arrivent avec des expériences passées difficiles ou une réticence au pilotage. Mon rôle, c’est aussi de les embarquer, de leur montrer qu’on avance ensemble, que tout est cadré, et que ce cadre est sécurisant.
La gestion de projet, chez Agerix, ce n’est pas un supplément. C’est un levier. Et si vous n’avez pas cette compétence en interne, ou si vous voulez offrir à vos clients un suivi professionnel de bout en bout, alors je peux prendre le relais. Avec méthode. Avec engagement. Et avec le sourire.
Vous souhaitez être accompagné dans le lancement de votre prochain projet ? L'équipe Agerix met son expertise à votre service pour transformer vos idées en solutions digitales performantes. Contactez-nous pour échanger sur vos besoins.
FAQ – Gestion de projet digital : concepts clés à connaître
Qu’est-ce que la prise de recul en gestion de projet ?
La prise de recul désigne la capacité du chef de projet à ne pas réagir à chaud, à analyser une situation dans son ensemble, et à arbitrer en fonction des enjeux réels plutôt que des urgences perçues. Elle permet de sortir du pilotage dans l’urgence et de retrouver une logique de décision structurée.
Pourquoi le focus sur les objectifs est-il crucial ?
Garder le focus sur les objectifs, c’est éviter de se disperser. En gestion de projet, les demandes évoluent constamment. Se recentrer régulièrement sur les livrables attendus permet de sécuriser le cap et d’assurer que l’énergie de l’équipe est utilisée au bon endroit, au bon moment.
Quel est le rôle des outils de collaboration dans un projet digital ?
Les outils de collaboration servent à maintenir tous les acteurs du projet alignés, informés et autonomes. Bien choisis et bien configurés, ils facilitent le suivi, la communication et la transparence. Ce ne sont pas des gadgets, mais des supports essentiels à l’organisation collective.
Que signifie la notion de rôles clairs dans la conduite de projet ?
Des rôles clairs permettent à chacun de savoir ce qu’il doit faire, quand et avec qui. Cela évite les doubles tâches, les flous de validation ou les pertes de temps. La formalisation des responsabilités via des outils comme la matrice RACI est un facteur clé d’efficacité et de fluidité.
Comment anticiper les imprévus dans un projet complexe ?
Anticiper les imprévus ne signifie pas tout prévoir, mais savoir les reconnaître quand ils surviennent. Cela passe par l’expérience, des points de contrôle réguliers, une bonne connaissance du contexte et une capacité à s’adapter rapidement sans déstabiliser l’ensemble du projet.
Pourquoi l’utilisateur final doit-il rester au centre du projet ?
Un projet digital réussi est pensé pour l’utilisateur final, pas uniquement pour les commanditaires. Garder l’utilisateur au centre, c’est concevoir des interfaces simples, utiles et adaptées à ses usages. C’est aussi garantir l’adoption de la solution une fois déployée.
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